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Service Jésuite des Réfugiés | 2/10/2014

Bruxelles, Rome, 2 octobre 2014 – Un an après la mort tragique de près de 400 migrants – hommes, femmes, enfants – au large de la côte de l'île italienne de Lampedusa, des dizaines de milliers de vies ont été sauvées. Les informations relatant à quel point les victimes étaient proches de la côte ont incité le gouvernement italien à agir. Voilà bien la preuve, s'il en était besoin, de ce qui peut être fait quand les Etats donnent la priorité à la vie et non à la sécurité frontalière.

L'opération Mare Nostrum a sauvé environ 142.000 personnes dont beaucoup, peut-être la majorité, auraient péri en mer. Une réponse admirable de la part des autorités italiennes. Pourtant, il s'agit d'une responsabilité européenne, d'une obligation internationale, d'un défi humanitaire. Mare Nostrum a opéré en eaux internationales, parce que c'est là que la plupart des vies sont perdues. Le plan pour limiter les opérations de recherche et de sauvetage aux eaux de l'Union Européennes, prôné par Frontex, l'agence européenne pour la sécurité des frontières, est totalement inadéquat.

Les opérations de recherche et de sauvetage sont essentielles, mais insuffisantes par elles-mêmes. Malgré les vastes opérations lancées par les autorités italiennes, l'organisation des Nations-Unies pour les réfugiés retient que plus de 2.500 personnes sont mortes cette année en traversant la Méditerranée. Il y a quelques semaines, un bateau chargé d'environ 500 migrants, qui aurait été rempli à craquer par des trafiquants, a coulé au large de la côte de Malte.

«Il existe véritablement un danger que soient perdus tous les progrès accomplis en donnant la priorité au sauvetage des vies. Nous avons besoin non seulement de sauver le plus grand nombre possible de vies en mer, mais nous devons aussi offrir aux désespérés qui fuient les violations des droits humains les plus fondamentaux, des passages en Europe alternatifs et sûrs. Nous ne devons pas simplement attendre la prochaine terrible tragédie» a dit le directeur international du JRS, Peter Balleis.

Offrir aux demandeurs d'asile la possibilité de chercher refuge dans un lieu sûr diminuerait le besoin de recourir à des réseaux de trafiquants sans scrupules. Des mesures concrètes mises en œuvre par les Etats de l'Union Européenne pourraient inclure : établir un système de visas humanitaires, assurer que ceux qui reçoivent le statut de protection subsidiaire puissent être réunis à leurs familles, et augmenter les quotas annuels de réinstallation des réfugiés.

«Alors que la crise s'est aggravée au Moyen Orient et en Afrique du Nord, sceller nos frontières ne fait qu'augmenter la souffrance de milliers d'innocents. Les pays européens doivent œuvrer ensemble pour assurer que nos valeurs humaines de compassion et d'hospitalité continuent à briller» a déclaré le directeur du JRS Europe, Michael Schöpf SJ.

«Après la visite, l'an dernier, du pape François au Centro Astalli (Centre du Service Jésuite des Réfugiés pour l'Italie) et ses appels continus à la solidarité, nous avons constaté une recrudescence de soutien aux réfugiés. Un grand nombre de personnes nous ont contactés pour travailler comme bénévoles au Centro Astalli, et beaucoup d'autres ont montré, de différentes manières, de l'intérêt pour la cause des réfugiés», a dit le directeur du JRS Italie, Giovanni La Manna SJ.

«Nous observons qu'il y a dans la société un début de changement que nous considérons tous comme nécessaire, en commençant par de petits gestes dans la vie quotidienne» a ajouté le père La Manna.

Tandis que de nombreux citoyens européens ont pris des mesures positives et montré une concrète hospitalité aux réfugiés, nous sommes encore en attente d'actions décisives de la part des leaders de l'Europe.


Pour davantage d'information
James Stapleton
Coordinateur international de la communication
Service Jésuite des Réfugiés
Tél. +39 06 69868 468 ; 39 346 234 3841
Twitter : @stapletonjm ;linkedin.com/in/stapletonjm
www.jrs.net
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twitter: @JesuitRefugee; @JrsInternaz

Oscar Spooner
Responsable de la communication
Service Jésuite des Réfugiés Europe
Tél.+32 2 250 3225
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www.jrseurope.org
http://www.twitter.com/JRSEurope


Note pour les rédacteurs
Des programmes JRS sont développés dans 50 pays, fournissant de l'aide à : réfugiés dans les camps et dans les villes, personnes déplacées dans leur propre pays, demandeurs d'asile dans les villes, et ceux qui sont en centres de détention. Les principaux domaines de l'œuvre sont l'éducation, l'aide d'urgence, les soins médicaux, les activités de gagne-pain et les services sociaux.

A la fin de 2013, le JRS employait approximativement 1400 personnes : laïcs, jésuites et autres religieux, pour couvrir les besoins notamment en éducation, soins médicaux, suivi psychosocial
d'environ 950.000 réfugiés et déplacés, dont plus de la moitié sont des femmes. Les services sont fournis indépendamment de la race, de l'origine ethnique ou de la confession religieuse des bénéficiaires.

Le 7 octobre 2014, le JRS Europe va lancer son dernier rapport: Notre campagne actuelle : Secourus - Et après ? sur les conditions d'accueil que doivent affronter les demandeurs d'asile à leur arrivée dans le sud de l'Italie.

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