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A l’entrée, je suis fouillée au corps de façon appuyée notamment au niveau du soutien-gorge par une jeune policière zélée tandis que mon camarade ne l'est pas du tout par son collègue. (Serait-ce aléatoire comme à l’aéroport ?)

M. G parle bien français, nous avons un long échange avec lui. Quand nous lui demandons comment il se sent, il dit qu'il tient le coup même si le temps est très long. Il lit et écrit.

Il s'attend à être expulsé, la Cimade lui aurait fait comprendre qu'il est « fortement expulsable ». Il a cependant écrit un courrier au préfet pour lui demander de le relâcher afin qu'il reparte en Algérie début octobre par ses propres moyens quand il aura fini de s'occuper de l'édition de son livre. Il compte le relancer dans quelques jours.

Il nous raconte comment un retenu a dit à une policière via l’interphone qu’il la trouvait belle. Cette déclaration lui a valu un séjour au mitard avec au passage des coups de la part des policiers en guise de leçon. On ne plaisante pas avec eux.

Il relate sa rencontre avec la dame de l'OFII au visage fermé, à qui il a réussi à arracher un sourire après beaucoup d'efforts, lui expliquant ensuite que c'est important pour les retenus qui sont désespérés de rencontrer des visages bienveillants.

Le parcours et l'état de certains jeunes retenus l’ont frappé, ceux qui passent plusieurs années entre prison et CRA, en circuit quasi fermé.

 

 


rencontre Karine Parrot 3 juin 2019 banniereKarine PARROT
«Carte blanche, l'État contre les étrangers»

Le 3 juin 2019 le Cercle des Voisins a invité Karine PARROT à l'occasion de la parution de son livre «Carte blanche, l'État contre les étrangers».
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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